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Analyser15 juillet 20268 min de lecture

Après un envoi Klaviyo, les 8 chiffres que je regarde en premier

Le taux d'ouverture ne dit presque rien tout seul. Voici les 8 chiffres que je lis après chaque campagne Klaviyo, et l'ordre dans lequel je les lis.

Des tuiles de métriques flottantes, l'une grossie sous une loupe

Une campagne part. Le premier réflexe de tout le monde, moi compris, c'est de regarder le taux d'ouverture. C'est le chiffre le plus visible et le plus trompeur. Depuis que la protection de la vie privée d'Apple gonfle les ouvertures avec des pré-chargements de bots, une belle ouverture ne prouve plus grand-chose. Elle peut cacher une campagne qui n'a intéressé personne.

Voici l'ordre dans lequel je lis un rapport de campagne. Pas par importance théorique, par utilité réelle quand on doit dire à un client si l'envoi a marché.

1. Le revenu attribué

La seule question que le client pose vraiment : est-ce que ça a rapporté ? Je commence par là. Un revenu attribué correct pardonne beaucoup de taux moyens. Un revenu faible sur une grosse audience mérite qu'on creuse, quelle que soit l'ouverture.

2. Le taux de clic, pas le taux d'ouverture

Le clic est plus honnête que l'ouverture. On peut ouvrir par accident ou par bot. On clique parce qu'un sujet a donné envie et qu'un contenu a tenu la promesse. Un bon clic sur une ouverture moyenne, c'est souvent meilleur signe qu'une grosse ouverture sans clic.

3. Le taux de clic corrigé des bots

Klaviyo enregistre des clics de bots, des ouvertures automatiques qui déclenchent des faux clics. Sur certaines campagnes, ils représentent une part gênante du total. Un taux de clic qui ne filtre pas les bots surestime l'intérêt réel. Quand je peux isoler les clics à Bot Click = 0, je le fais. Le vrai chiffre est toujours plus bas, et toujours plus utile.

4. La comparaison avec la campagne d'avant

Un chiffre seul ne dit rien. 18 % de clic, c'est bien ou mal ? Ça dépend de d'habitude. Je compare toujours au même type d'envoi précédent. La direction compte plus que la valeur absolue. Un compte qui progresse à 12 % vaut mieux qu'un compte qui régresse à 20 %.

5. Le taux de désabonnement

Le contre-poids du revenu. Une campagne peut vendre à court terme en brûlant la liste. Un désabonnement au-dessus de 0,5 % sur un envoi, c'est un signal : trop de pression, mauvais ciblage, promesse trahie. Le revenu du jour ne vaut pas la liste de demain.

6. Le taux de plainte spam

Plus rare, plus grave. Au-delà de 0,1 % de plaintes, la délivrabilité du compte entier commence à souffrir, pas seulement celle de la campagne. Un pic de plaintes sur un envoi, c'est à traiter tout de suite, avant le prochain.

7. Le taux de rebond

Un rebond au-dessus de 2 % pointe un problème de liste : adresses vieillies, import douteux, hygiène négligée. Ça n'a l'air de rien sur une campagne, mais ça abîme la réputation d'envoi sur la durée. Un compte propre reste sous ce seuil sans effort.

8. Le découpage par appareil et par fournisseur

En dernier, mais utile. Si l'ouverture s'écroule sur un seul fournisseur de messagerie alors que les autres tiennent, ce n'est pas la campagne qui est en cause, c'est la délivrabilité vers ce fournisseur. Ce détail change complètement le diagnostic. J'en parle plus longuement dans l'article sur les seuils de délivrabilité.

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Faire cette lecture sur une campagne, c'est cinq minutes. La faire sur toutes les campagnes de quinze comptes, chaque semaine, c'est un métier à plein temps. C'est pour ça que KlaviBoard fait la comparaison N/N-1 automatiquement sur chaque campagne, garde le filtre anti-bots à portée de bascule, et met le désabonnement et les plaintes à côté du revenu, pas trois écrans plus loin. Vous gardez l'analyse. Vous perdez le temps de la préparer.

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