Rebond, spam, bots : les seuils qui doivent vous alerter sur Klaviyo
Rebond, plaintes spam, désabonnements, clics de bots : à partir de quel chiffre faut-il s'inquiéter sur Klaviyo ? Les seuils que j'utilise et pourquoi.

« C'est haut, ça, non ? » On me pose la question tout le temps devant un taux de rebond ou de plainte. La vérité, c'est qu'un chiffre ne veut rien dire sans seuil. 1,5 % de rebond peut être parfait ou alarmant selon le contexte. Voici les repères que j'utilise et, surtout, ce qu'ils protègent.
Le rebond : 2 %
Au-dessus de 2 % de rebonds sur un envoi, je m'arrête et je regarde. Le rebond mesure les adresses qui n'existent pas ou qui refusent l'envoi. Un taux élevé veut presque toujours dire une liste sale : un import ancien, des adresses jamais nettoyées, une collecte sans double opt-in.
Ce n'est pas qu'un problème du jour. Les fournisseurs de messagerie regardent votre taux de rebond pour décider si vous êtes un expéditeur sérieux. Un compte qui rebondit trop voit sa réputation baisser, et donc ses vraies délivrances aussi. Le rebond abîme les envois suivants, pas seulement celui qui rebondit.
Les plaintes spam : 0,1 %
C'est le seuil le plus bas et le plus sérieux. Une plainte, c'est un abonné qui clique sur « signaler comme spam ». Au-delà d'une plainte pour mille envois, les fournisseurs commencent à douter de vous. Gmail est explicite là-dessus : il veut rester sous 0,1 %, idéalement bien en dessous.
Un pic de plaintes sur une campagne se traite immédiatement, avant le prochain envoi. C'est souvent un problème de consentement (des gens qui ne se souviennent pas s'être inscrits) ou de pression (trop d'emails, trop vite). Ignoré, ça finit en dossier de délivrabilité difficile à réparer.
Les désabonnements : 0,5 %
Moins grave qu'une plainte, mais révélateur. Un désabonnement au-dessus de 0,5 % sur un envoi dit que le message n'était pas pour cette audience, ou pas au bon moment. Un désabonnement propre vaut mieux qu'une plainte, il vous évite une réputation abîmée. Mais un taux qui grimpe reste un compte qui use sa liste plus vite qu'il ne la remplit.
Les clics de bots : 25 %
Celui-là fausse les analyses plus qu'il ne menace la délivrabilité. Les protections anti-traçage ouvrent et cliquent automatiquement les emails, ce qui gonfle vos taux avec de l'activité qui n'est pas humaine. Quand la part de clics-bots dépasse 25 % du total, vos taux de clic ne veulent plus dire grand-chose tels quels. Il faut les lire filtrés, à Bot Click = 0, sinon vous prenez des décisions sur du faux.
Le piège du chiffre global
Tous ces seuils s'appliquent au compte, mais le vrai diagnostic est souvent plus fin. Un compte peut afficher un taux d'ouverture correct en moyenne et cacher un fournisseur précis où la délivrabilité s'écroule. Si vos ouvertures chutent chez un seul fournisseur de messagerie pendant que les autres tiennent, ce n'est pas votre contenu, c'est votre réputation vers ce fournisseur. Le chiffre global le noie. Le découpage par fournisseur le montre.
Surveiller les seuils sans y penser
Connaître les seuils, c'est une chose. Les vérifier sur chaque compte, chaque semaine, c'en est une autre. KlaviBoard applique ces règles en continu sur tous vos comptes : rebond au-dessus de 2 %, plaintes au-dessus de 0,1 %, désabonnements au-dessus de 0,5 %, part de bots au-dessus de 25 %. Il isole aussi la délivrabilité par fournisseur, et signale un fournisseur dont le taux de contact réel décroche par rapport à la période précédente. Vous n'allez pas chercher les seuils. Ils viennent à vous quand ils sont franchis.
Vous voulez tester vos propres chiffres tout de suite ? J'ai fait un diagnostic de délivrabilité Klaviyo gratuit : entrez vos taux, il les note contre ces seuils en 30 secondes.
Pour la lecture campagne par campagne, l'article sur les chiffres à regarder après un envoi complète celui-ci.
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